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Les Gorges de l'Ardeche
Sources et Volcans
Circuler en Ardeche

Sources et Volcans

• La Montagne Ardéchoise C'est la bordure occidentale du département, rude, faiblement peuplée et sauvage. On y accède par les vallées cévenoles. L'altitude excéde partout 1000 mètres; c'est la région que l'on nomme "Hauts Plateaux".

Le relief est ici marqué par les hauts plateaux granitiques du Massif Central, dominés par de nombreux sucs volcaniques, avec leur forme de pain de sucre, ils semblent jaillir de terre aux milieux des grands espaces, comme le célèbre Mont Gerbier de Jonc à 1551 m, où la Loire prend sa source. Le Mézenc, point culminant de l’Ardèche à 1754 m d’altitude, présente un intérêt botanique exceptionnel par sa flore. La tourbière du Col du Pendu est également remarquable. Géologiquement, le secteur des Sucs fait partie des Boutières dont il forme le prolongement à l’ouest. Le paysage caractéristique, est ici marqué par son héritage volcanique.

                              

                                                     

                       Le gerbier de jonc                                                                                                Le Mézenc sous la neige

 

En continuant notre périple d'automne en Ardèche, l'histoire nous attendait sur ces hauts plateaux aux confins de la Haute Loire, de l'Allier et du Département de l'Ardèche. Plus précisément sur cette route Nationale N102 qui relie Pont Saint Esprit au Puy en Velay. C'est une artère vitale qui traverse le plateau de Peyrebeille depuis le XVIII ème siècle. Les communications, difficiles à l'époque, s'en trouvèrent plus aisées entre le Languedoc et l'Auvergne. A un carrefour se trouve une auberge, tristement célèbre. L'hostellerie de Peyrebeille

est perchée à 1278 mètres d'altitude sur la route d'Aubenas à Pradelles, au dessus de ravins qui descendent à l'Espézonnette. C'est là, qu'un certain Pierre Martin construisit son relais, au début du XIXème siècle. Dans un cadre naturel, d'une sauvagerie grandiose, les voyageurs pouvaient faire halte. Ils y étaient accueillis par l'épouse Marie Breysse et son ouvrier agricole, homme de confiance, Jean Rochette. Ce trio d'aubergistes diaboliques détroussèrent des "rouliers", ces camionneurs de l'ancien temps, des muletiers de la région, mais aussi des voyageurs de passage. Certains furent assassinés. A cette altitude, l'hiver transforme ce plateau en un véritable désert blanc. Le climat rude et l'isolement permirent à ces "restaurateurs" d'exercer leur funeste talent pendant deux longues années. Jean-Antoine Enjolras fut leur première victime, le 13 octobre 1831. Le 2 octobre 1833, le roi Louis-Philippe donne l'ordre de guillotiner sur les lieux mêmes de leurs exactions les trois pseudo "aubergistes".

 

Sources et Volcans
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